Mercredi 4/7/2007 :
Condensé des 6 premiers mois de l'année


 >> Bonjour, je reprends du service. Il s'est passé pas mal de choses ces 6 derniers mois. Pour faire bref, mon contrat de VI s'est terminé en mai, je suis maintenant en contrat local. J'ai obtenu un nouveau visa, de 3 ans cette fois-ci. Pour ceux que ça intéresse, je suis passé d'un visa officiel à un visa de travail normal, et je n'ai pas eu besoin de sortir du Japon. Plus récemment, j'ai déménagé début juin, et là, c'est le pied ! C'est même au-delà de mes espérances : maintenant j'habite à 10 minutes du boulot porte à porte, en métro. S'il ne fait pas trop chaud le soir, je rentre à pied, ça ne prend que 20 minutes, et c'est très agréable, je n'ai qu'a longer la tenjinbashisuji shoutengai (la plus longue du Japon), c'est celle où on est allés pour le 1er janvier. J'avais des critères de sélection assez précis concernant ce nouvel appart. Je le voulais plus petit que l'ancien (55m2), moins cher (100.000 yen), plus récent (19 ans), plus près du boulot (35 minutes porte à porte en métro), et, le plus important, au 1er ou 2e étage pour pouvoir jouer de la batterie. Finalement, j'habite dans le quartier de Tenroku, réputé pour ses nombreux bons restaurants (et pas chers !), dans un appart de 40m2, 80.000 yen de loyer, construit il y a 2 ans, je peux aller à patte à Umeda, ça ne prend que 15 minutes. Bien que j'habite au 3e, je peux quand même jouer de la batterie, car l'immeuble ne comporte que 4 étages, avec seulement un appart par étage. Le mec du dessous fait du karaoke jusqu'à 2 heures du mat', dessus pas mieux, j'ai même à un moment cru que je vivais au-dessous d'un psychopathe. Donc voilà je me sens comme un poisson dans l'eau ici. La semaine prochaine, je vais récupérer un grand frigo, une table, un banc, et un micro-ondes. Je dois encore acheter une penderie, une machine à laver et un aspirateur, mais ca ne presse pas... Bientôt je vous montrerai des photos, il y a plein de gadgets sympa. A part la penderie, la pièce principale est complètement meublée, grâce à Koji qui m'a filé un super bureau.

Le grand changement par rapport à Komagawa, c'est que j'ai pris confiance en mon niveau de japonais, et bien qu'il soit encore très bas, j'arrive à discuter un peu avec les gens. Comme je vous l'ai dit, l'immeuble comporte 4 étages, et au rez-de-chaussée (1er étage au Japon), il y a un minuscule restaurant, "Hotaru". 6 clients maximum, tous au comptoir. Hotaru, ça veut dire "luciole", et la patronne a choisi ce nom car d'après ce que j'ai compris, c'est en référence aux salarymen (employés japonais de base) qui grillent leurs clopes la nuit en mangeant dans ces petites brasseries sombres. La lumière que produisent les cigarettes au moment où ils tirent dessus, c'est ça la luciole. Vous comprenez ? Non ? Bah, z'êtes un peu cons, c'est pas grave.

Depuis que j'ai déménagé, j'y vais chaque semaine, et je fais maintenant partie des meubles. Désormais on m'appelle "Tenroku no Sebayan", ça a de la gueule, hein ? La nourriture y est excellente, familiale, mais j'y vais surtout pour améliorer mon japonais. A partir d'aujourd'hui, je crée donc une nouvelle rubrique intitulée "les leçons de la luciole" où j'y raconterai quelques anecdoctes et quelques mots appris au cours de la soirée. Par exemple, il y a deux semaines, j'ai appris un jeu de mot foireux : l'anglais "what time is is now ?" (quelle heure est-il ?) ressemble au japonais "hotta imo ijiru na !", qui signifie "ne tripote pas les patates !", intéressant non ? Dans le même style, mais celui-là je le connaissais déjà, quand on dit en français "qu'est-ce que c'est ?", ça ressemble au japonais "ketsu kusai", qui signifie "pue du cul".

Depuis que j'y vais, j'ai fait des progrès fulgurants !

Je finirai d'écrire ce condensé demain. A demain ! << >>